No 160, juin 2019

Université

Entretiens d’embauche: les femmes rient plus souvent

Entretien d'embauche

Le rire est le propre de l’homme, dit-on. Mais durant les entretiens d’embauche, il est plutôt celui de la femme, à en croire Julie Brosy, chercheuse à l’IPTO (Institut de psychologie du travail et des organisations) qui vient de soutenir une thèse de doctorat à l’Université de Neuchâtel. Ses recherches montrent que, de manière générale, le rire est un phénomène qui joue un rôle important dans les entretiens d’embauche.

Spontané, souvent incontrôlable, le rire peut intervenir à tout moment dans les interactions entre individus. Du petit ricanement nerveux, exprimant la gêne, à l’éclat de franche rigolade en réaction à une bonne blague, ses degrés de manifestation sont multiples. «Il s’agissait ici d’enregistrer, puis d’étudier les rires tels qu’ils survenaient durant l’entretien. Attention toutefois à ne pas confondre rires et humour. Si les deux vont parfois de pair, le rire reflète également d’autres aspects que l’humour», nuance la chercheuse.

Dans les interactions sociales en général, différentes études montrent que le rire est un outil utilisé pour réguler une interaction entre plusieurs personnes et instaurer un climat agréable. «Le rire invite souvent les autres participants à le partager, précise Julie Brosy. Il constitue ainsi un moyen efficace de rapprocher les gens et de réduire les barrières de statut ou de genre. Les femmes étant plus sensibles à la régulation de l’interaction, elles produisent à ce titre plus de rires et sont aussi plus enclines à partager les rires que les hommes.»

Le rire constitue également un moyen d’avancer dans l’interaction. Il reflète l’accord des participants de passer à une autre phase des échanges. Dans le cas des entretiens d’embauche, il peut s’agir de la transition entre la phase d’accueil du candidat par le recruteur à celle qui invite le candidat à se présenter.

Dans l’un des articles de sa thèse, Julie Brosy a documenté les épisodes de rire, quelle que soit leur nature, survenus dans 80 entretiens réels d’embauche, une démarche peu explorée jusqu’à présent. Au-delà de la question du genre, elle montre que les rires sont davantage produits par un candidat ou une candidate que par les personnes chargées du recrutement. Enfin, le rire a également une influence sur les résultats de l’entretien. Plus il y a d’épisodes de rire partagés initiés par les recruteurs, plus l’évaluation du candidat est positive. En ce sens, partager le rire des recruteurs constitue pour les candidats une excellente manière de faire bonne impression.

Revue de presse


Université: les articles

Herbier

Trois millions de francs pour l’herbier de Rousseau

L’Université de Neuchâtel a décroché un subside de plus de 3 millions de francs sur quatre ans pour une étude pionnière des collections botaniques de Jean-Jacques Rousseau et de plusieurs de ses contemporains. Cette étude, interfacultaire par excellence, combine de manière originale des observations et des techniques venues des sciences naturelles et de l’histoire de la littérature. Elle fait partie de la nouvelle liste de projets Sinergia soutenus par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS).
Entretien d'embauche

Entretiens d’embauche: les femmes rient plus souvent

Le rire est le propre de l’homme, dit-on. Mais durant les entretiens d’embauche, il est plutôt celui de la femme, à en croire Julie Brosy, chercheuse à l’IPTO (Institut de psychologie du travail et des organisations) qui vient de soutenir une thèse de doctorat à l’Université de Neuchâtel. Ses recherches montrent que, de manière générale, le rire est un phénomène qui joue un rôle important dans les entretiens d’embauche.
singe

Vocalisations des singes: bien plus que des cris

Loin d’être de simples manifestations sonores, les cris des singes sont porteurs d’informations cruciales pour leur organisation sociale. C’est ce que confirment deux nouvelles études du Laboratoire de cognition comparée de l’Université de Neuchâtel, menées sous la direction du professeur Klaus Zuberbühler. S’inscrivant dans la liste des recherches portant sur les origines biologiques du langage, elles ont cerné le sens des vocalisations de deux espèces de primates: singes titi au Brésil et vervets en Afrique du Sud. Ces deux travaux viennent d’être publiés dans les revues scientifiques Science Advances pour le premier et PLoS ONE pour le second.
Public management

Nouveau CAS en Outils de management public

La Haute école de gestion Arc et l’Université de Neuchâtel s’associent pour proposer, dès l’automne 2019, un Certificate of Advanced Studies (CAS) en Outils de management public. Cette formation postgrade certifiante s’adresse principalement aux cadres des administrations et organisations publiques et parapubliques, qu’elles soient fédérales, inter-cantonales, cantonales ou encore communales. Elle se déroulera sur les deux campus des institutions.

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